Au nom du père

photos par AP
Le 8 juillet 1994, le grand leader nord-coréen, Kim Il-Sung, a rejoint une bonne fois pour toutes cette grande zone démilitarisée qu’est le ciel. Quelques mois plus tard, on dirait que sa momie règne depuis son cercueil de verre comme une caméra de surveillance sans bobine, épiant la foule d’un regard froid et satisfait. On commence à craindre que son fils et successeur, Kim Jong-Il, poursuive avec application l’incomparable travail d’exploitation, d’assassinats et de terreur mené des années durant par son père. Allez Kim junior ! Fais un effort : sors ton pays du Moyen Âge avant qu’il ne soit trop tard. Rejoins les années 1990 ! On ira s’acheter un double Whopper au Burger King et on jouera à la Super Nintendo ensemble ! Mieux : toi et les pays occidentaux, vous pourriez faire un petit truc sympa du style : « avoir de saines relations diplomatiques et économiques. » Ton peuple est affamé ? On peut faire quelque chose pour ça ! Besoin de soins pour les enfants malades ? On a des médecins, tu peux les utiliser ! Tout ce que t’as à faire c’est respecter la promesse faite à papa d’abandonner ton programme nucléaire, arrêter de dire à tout le monde que les États-Unis sont la réincarnation de Satan, t’asseoir et bavarder un coup avec nous. En plus, on est prêts à parier que t’aimeras bien Bill Clinton (c’est le président des États-Unis).

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Le peuple coréen, constamment sous la menace nucléaire, propose l’abolition des armes nucléaires comme question vitale pour le destin de la Nation.

Mer de sang
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