Noisey : Pour ce nouvel album, vous avez décidé de retravailler avec le producteur John Parish comme sur Retro Vintage, le courant passe donc bien avec lui ?Arno : Ne me dites pas qu’il y fait meilleur temps qu’à Bruxelles.Elle vous rappelle votre ville d’origine, Ostende ?Au niveau de l’inspiration, j’ai ressenti une forme de mélancolie, voire de résignation chez vous vis-à-vis du monde actuel.C’est vrai que ça ne se bouscule pas au rayon protest-singers dans le rock actuel.Au vu de l’histoire de votre famille, les crises migratoires vous touchent aussi ?En chantant vouloir « vivre dans un monde sans papiers, où les riches et les pauvres n’existent pas », vous tombez carrément dans l’utopie.Donc si le monde allait bien, ce serait la fin des cacahuètes pour votre inspiration ?Avec TC Matic, vous chantiez il y a 35 ans « Putain putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens ». Vous y croyiez vraiment à l’Europe ou il y avait déjà une part d’utopie, voire d’ironie ?On parle d’Europe mais c’est quand même le rock et le blues américains qui vous ont le plus marqué culturellement.Finalement, vous avez partagé des inspirations assez proches de celles d’Alain Bashung qui était votre grand ami ?Concernant Bruxelles, les attentats de novembre à Paris vous ont aussi fait mal à votre ville ?
Dans la chanson « Santé », vous évoquez « les cocus du monde entier », c’est une image pour tous ceux des médias ou de la politique ?J’aime beaucoup le morceau « Never Trouble Trouble » qui est assez nerveux, c’était quoi l’idée ?J’imagine que ce n’est pas elle qui disait « I’m just an old motherfucker ».Vous restez toujours aussi attentifs aux autres musiques ?Ah, souvent c’est l’inverse chez d’autres artistes qui préfèrent ne plus rien écouter pour ne pas risquer d’être trop influencés.Tout à l’heure je parlais de Bashung et la scène avec vous deux dans le film J’ai toujours rêvé d’être un gangster (2008) reste mythique. C’était de la pure improvisation ?