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Cerebral Ballzy sont prêts à tout défoncer, y compris les portes ouvertes



La première fois que j’ai vu Cerebral Ballzy, c’était en 2011, ils ouvraient pour The Horrors à La Dynamo, une minuscule salle de concert au cœur de Toulouse. Le concert a mis des plombes avant de commencer et le groupe s’est finalement pointé avec une heure de retard. Ce qui m’avait étonné à l’époque, c’était leur côté branleur : pas de balance, les mecs déchargent tout leur matos du Van en cinq minutes, jettent leurs amplis sur scène, branchent leur guitare et déclenchent le chaos sur scène. On était loin des traditionnels groupes de première partie rôdés en SMAC et totalement paumés dès qu’ils n’ont plus leur accordeur sous la main.

Crazy Abe était toujours en train de se bagarrer

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Il finissait à l’hôpital une fois par semaine, puis c’était en cellule, puis encore la prison. Il aurait pu passer l’arme à gauche. Je suis content qu’il aille bien car c’est un de mes meilleurs amis, depuis des années. Et tu n’as pas envie de voir tes amis mourir. Jaded And Faded
Noisey : Vous venez de finir votre tournée au Royaume-Uni, comment ça s’est passé ?
Honor Titus :
Il faut dire aussi que vous êtes en couverture de tous les magazines de musique anglais…
Tu te souviens du truc le plus bizarre que tu aies vu sur scène ?
Comment vous êtes-vous retrouvés sur Cult Records ? Comment as-tu rencontré Julian Casablancas ? Tu penses qu’il a quelque chose à voir avec votre succès ? Tu peux nous parler de l’artwork de Jaded and Faded ? C’est le genre de pochette d’album qu’on aime ou qu’on déteste mais qui marque. Votre dernier album beaucoup plus produit que le précédent. Le son est plus net. C’était quoi l’objectif ? Qu’est-ce qui vous différencie des autres groupes ?
Comment en êtes-vous arrivés à jouer du punk ? Tu vis toujours à Brooklyn ? Tu as dit une fois que New-York était la capitale du crime aux Etats-Unis, tu le crois vraiment ?
C’était comment pour un gamin de grandir là-bas ? Mais beaucoup de grandes villes comme Paris ou New-York sont justement en train de devenir des espèces d’hôtels ou des parcs d’attractions pour gens aisés. Quoi par exemple ? Qu’est-ce qui t’énerve le plus aujourd’hui ?
Tu sais pourquoi les gens sont encore coincés ?

Tu as dit dans une interview : « je ne suis pas punk pour être un loser. » Tu es punk pour être quoi alors ?
Un winner.

C’est quoi la réussite pour toi ?
Faire ce que je veux, être capable de le faire et subvenir à mes besoins, sans l’aide de personne. C’est ça le punk. N’avoir besoin de personne d’autre. Et je veux parvenir à ça à ma manière. Tout le monde croit qu’être punk c’est vomir partout et faire des trucs débiles. Je le fais parfois, mais je veux aussi faire de grandes tournées, diffuser ma musique partout et m’éclater.

Et quand tu seras plus vieux, tu as une idée de ce que tu feras ?
Ouais, j’écrirai. J’écrirai un livre.


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