Music

Une histoire de Heavenly Records en huit disques



Au cours de ces 18 derniers mois, Heavenly Records est devenu un genre de symbole de la néo-nostalgie de l’ère 60’s/70’s. Leur roster actuel – composé de mecs extrêmement maigres (mais avec de bons cheveux) extirpés des coins sombres du Shacklewell Arms – va du krautrock le plus obscur au tout-venant psychédélique. Parmi eux, TOY, qui a déjà produit deux albums exemplaires de jams motoriques influencées par Neu! et les glameux de Charlie Boyer & the Voyeurs qui portent des T-shirts Television, et sur lequel le label a misé gros pour assoir son retour.

Après des débuts féroces, où le label de Jeff Barrett (un ancien de Creation Records) a sorti les premiers singles gentiment provocateurs des Manic Street Preachers et ouvert un bar à Soho (le Heavenly Social, qui deviendra par la suite le Social) pour que leurs potes encore inconnus de Chemical Brothers puissent avoir un endroit où jouer, l’année 2000 a vu Heavenly s’associer au poids lourd EMI pour un séjour de neuf ans dans le middle of the road. Ils ont sorti Doves. Ils ont sorti 22-20s. Et, en 2004, en pleine apogée merdique, ils ont signé les rigolos de The Magic Numbers – un groupe tellement pénible que tu les aurais volontiers massacré, eux et toute leur famille, pour rien, gratuitement, juste pour le plaisir de les décapiter, de plonger leurs quatre têtes ballantes dans la cuvette, et de tirer la chasse.

A la fin du voyage, en 2009, EMI remercia Heavenly sans ménagement aucun. Et, tel une fraîche divorcée qui s’aperçoit après une période bien trop longue de corvées ménagères et de repas interminables entre couples chiants qu’elle encore hot, Heavenly a repris la route de l’aventure et du danger. Afin de célébrer la sortie de la centième référence du label – Sun Structures de Temples – on vous offre un tour gratuit des succès vertigineux et des fiascos embarrassants du label, en huit disques-clés.


Sly & Lovechild – The World According to Sly & Lovechild (1990)

The World According to Sly & Lovechild

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Saint Etienne – Foxbase Alpha (1991) Manic Street Preachers – Motown Junk (1991) Motwon Junk You Love Us Northern Uproar – Northern Uproar (1996) lads Northern Uproar The Magic Numbers – Forever Lost (2005) cute, Edwyn Collins – Home Again (2007) Home Again TOY – Left Myself Behind (2011) Charlie Boyer & the Voyeurs – Clarietta (2013) l’oiseau Heavenly Clarietta Lisa Wright est sur Twitter – @LisaAnneWright
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