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Issei Sagawa

 

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À TABLE !

Entretien avec Issei Sagawa, cannibale

Par Tomokazu Kosuga



(mais bien dégueu)

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L’après-midi du 11 juin 1981, un Japonais du nom d’Issei Sagawa marchait pepax dans le bois de Boulogne, deux valises à la main. La veille, cet étudiant en troisième cycle à la Sorbonne avait tué par balles une jeune fille qui était en cours avec lui, elle aussi en échange universitaire. Après en avoir mangé des morceaux, il a essayé de se débarrasser de son corps dans une zone discrète du lac. Des témoins l’ont aperçu et il a rapidement été arrêté. Il aurait déclaré aux policiers qui ont fait irruption chez lui : « Je l’ai tuée pour la manger. » Les psychologues français l’ont déclaré fou au moment du crime et, par conséquent, inapte au procès. Il a été extradé dans son pays, où les autorités japonaises ont essayé de l’inculper pour meurtre. La justice française ayant refusé de transmettre les pièces nécessaires pour continuer les poursuites, il a été une nouvelle fois remis en liberté.

Personnellement, nous ne mangerions de la chair humaine qu’en cas d’énorme famine, type siège de Stalingrad, ou alors si on nous promettait 100 millions d’euros par an et la garantie de ne pas contracter une diarrhée. Mais pourquoi diable irions-nous manger de la viande d’homme ? Qu’est-ce qui a fait plonger Sagawa là-dedans ? Le rédacteur en chef de Vice Japon, Tomo, qui ferait un plat plutôt exquis lui-même, a courageusement rendu visite au cannibale pour avoir le fin mot de l’histoire.


Vice : Parlez-moi de votre première faim de cannibale.

Issei Sagawa :
Je suis né physiquement faible. Mes jambes étaient si maigres qu’on aurait dit des crayons. C’est au CP que j’ai pensé pour la première fois que les cuisses d’un camarde de classe feraient un bon goûter. Je me suis dit : « Miam, ça a l’air délicieux. » Mais je ne suis pas homosexuel, et à partir du moment où je suis entré au collège, j’ai été obsédé par l’actrice occidentale Grace Kelly. Cette obsession a duré jusqu’au lycée. Ça a marqué le début de ma tocade pour les occidentales. Avant même que je ne m’en sois rendu compte, les grandes et belles occidentales déclenchaient chez moi des fantasmes liés à la viande humaine. J’imagine que mon engouement pour ce genre de femmes émanait du fait que j’étais petit, laid et que je faisais un complexe d’infériorité. Par conséquent, je me suis mis à la recherche de gens qui m’étaient diamétralement opposés. Et puis, j’ai commencé à ressentir une forte envie de leur mordre dedans : pas pour les tuer ou les manger, mais simplement pour grignoter leur chair. C’était une forme de désir purement sexuel, pas comme si j’avais envie de manger quelqu’un à chaque fois que j’avais faim. Mais vous savez comme moi que le désir sexuel est plus fort après un bon repas. Un jour, j’ai ressenti une forte envie de manger une fille. C’est absurde, n’est-ce pas ? En soi, c’est une faim différente de celle que l’on peut ressentir en face de la nourriture. Quand j’ai envie de manger de la chair humaine, j’ai une espèce d’appétit sexuel : si je ne suis pas sûr d’éjaculer assez fréquemment, le désir devient de plus en plus fort.

Et vous avez tellement refoulé cette envie irrépressible qu’elle a explosé sous la forme de… disons, l’« incident » de Paris ?

En allant étudier à Paris, je n’ai pas fait disparaître mes pulsions cannibalesques. Presque toutes les nuits je ramenais des putes chez moi, et je tentais de leur tirer dessus, par-derrière, pendant qu’elles se rinçaient le vagin dans le bidet. J’ai essayé des centaines de fois, mais pour des raisons obscures mes doigts se bloquaient et je ne pouvais pas appuyer sur la gâchette. À l’époque, c’était plus pour tuer une fille, peu importe comment, que pour la manger. Plus que la morale, c’était l’instinct qui arrêtait ma main. Quelque part dans mon esprit, je savais que moi et le reste du monde volerions en éclats au moment où j’appuierais sur cette gâchette. Quelque temps après, j’ai repéré la fille qui deviendrait plus tard ma victime. Elle assistait à un cours avec moi à la fac. Toutes les Françaises que j’avais rencontrées auparavant étaient belles, mais coincées et distantes. Cette nana, elle, était sympa et amicale. J’ai su après le meurtre qu’elle était juive, c’est probablement la raison pour laquelle un Japonais comme moi s’est trouvé plein d’affinités avec elle. Quoiqu’il en soit, nous sommes devenus amis. Puis, un jour, on a décidé de se faire une sukiyaki party (une fondue, ndlr) rien que nous deux, à la maison. Au moment où je l’ai vue se laver les mains dans la salle de bain, cette image a chevauché celles des putes se lavant dans le bidet, et inévitablement elle est devenue une autre candidate pour mon « rituel ». À partir de cet instant, chaque fois qu’elle venait chez moi, je me voyais la mettre en joue, de derrière. Mais, j’étais toujours incapable de tirer. Puis, un jour, un employé de mon père est venu à Paris, il m’a invité à manger japonais. J’ai eu de la fièvre ce jour-là, ce qui m’a sans doute rendu un peu délirant. Je n’arrêtais pas de penser à elle, au fait qu’elle me rendrait visite le lendemain. J’avais peur que le poisson cru que je mangeais ne me file une intoxication alimentaire, ce qui m’aurait empêché de réaliser ce fantasme qui m’obsédait depuis à peu près trente-deux ans.

Et vous avez donc ressenti d’autant plus la nécessité de le faire…

Oui. Le lendemain, donc, je l’ai braquée dans son dos, et je n’ai pas pu. Ça m’a d’autant plus excité, et j’ai su qu’il fallait simplement que je la tue. Je l’ai invitée à la maison deux jours plus tard, et comme d’habitude je me suis lentement faufilé par-derrière, j’ai pris une grande inspiration, je l’ai retenue quand mes poumons ont été à moitié pleins, et j’ai pressé la gâchette. Cette fois-ci, j’ai pu tirer. La fille a été tuée sur le coup, sans la moindre douleur. L’autopsie a montré que le flingue n’était pas suffisamment puissant pour que la balle traverse son squelette, donc elle a ricoché dans sa tête, encore et encore. Un instant, j’ai pensé appeler une ambulance, puis je me suis dit : « Attends, ne sois pas stupide. Tu en as rêvé pendant 32 ans et ça arrive maintenant ! » En premier, je lui ai entaillé les fesses. Sans me soucier de la profondeur. J’ai tranché, et tout ce que j’ai vu, c’est la graisse sous la peau. Ça ressemblait à du maïs, et il m’a fallu un petit moment un petit moment pour atteindre la viande saignante. Au moment où j’ai vu la barbaque, j’en ai extirpé un gros morceau avec mes doigts et je l’ai jeté dans ma bouche. C’était vraiment un moment historique pour moi. Ceci dit, ça n’était pas comme si je crevais d’envie de taillader son cadavre, alors c’est difficile pour moi de revivre cet incident et d’en parler, même aujourd’hui…

Mouais…

Ça doit paraître dingue venant de moi, mais au moment où cette fille est devenue un cadavre, j’ai réalisé que je venais de perdre une amie très chère et j’ai même regretté, un instant, de l’avoir tuée. Ce que je voulais, au fond, c’était la manger vive. Personne ne me croit, mais mon intention de départ était de la manger, pas de la tuer. Depuis ce jour, je me dis encore : « Si seulement elle m’avait laissé goûter, rien qu’un petit peu… » Si nous avions dîné encore une fois ensemble et parlé de nos familles, je n’aurais jamais été capable de la tuer. En d’autres termes, je ne peux pas projeter mes fantasmes sur quelqu’un qui m’est familier. C’est pourquoi mes candidates de départ étaient toutes des putes. J’ai connu beaucoup de femmes, mais je n’ai jamais songé à les manger à partir du moment où je les ai considérées comme des êtres humains, avec leur individualité propre. Les gens me disent que je l’ai tuée parce que je l’aimais, mais pourquoi aurais-je tué une fille que j’aimais vraiment ?

Vous l’avez mangée crue ?

En grande partie, oui. D’abord j’ai mordu dans son cul, je voulais tout de suite mâcher, mais c’est impossible ! La peau humaine est trop épaisse. J’ai fini avec la mâchoire endolorie, bien que je me sois arrangé pour laisser des traces de dents. J’ai fini par avaler son clitoris et des poils pubiens sans les mâcher parce qu’elle avait ses règles et l’odeur était tout simplement atroce. Mais c’est à ce moment-là que j’ai ressenti une espèce d’orgasme, comme si je me consumais de l’intérieur. Aussi, vous savez comment la viande de bœuf ou de baleine peut sentir, une odeur bestiale, assez forte ? La viande humaine est inodore. Je pense, à vrai dire, que la chair humaine est la plus goûtue qui soit. Cela n’a rien de faisandé. Quand j’en ai remangé quelques jours plus tard, juste avant mon arrestation, la viande s’était attendrie et avait un goût délicieux. La chair sur la plante de ses pieds puait, en revanche, et ça n’avait pas très bon goût. Le meilleur étant le cou. La viande a un goût plus délicat lorsque l’on remonte le long du corps, particulièrement sur le torse. Sa langue était délicieuse, aussi. Je l’ai sortie de la bouche et mâchée crue. Ni le cou ni la langue ne sont charnus, donc si vous voulez vraiment faire ripaille, il faut manger les cuisses.

Pour son nouveau livre, Fantasmes extrêmement intimes avec de belles filles, Sagawa a fait des dessins et parlé de femmes célèbres, dont Audrey Hepburn, Grace Kelly, Leni Riefenstahl et Julie Delpy Je vais juste continuer tranquille avec mes questions comme ça je pourrais me tirer d’ici. Vous vouliez lutter contre votre sentiment d’insécurité en mangeant de la viande humaine ?
chose Je dirais que mordiller tout doucement, ça me suffit.
Donc vous ressentez toujours ces besoins cannibaliques.
sukiyaki shabu shabu de fines tranches à peine bouillies, ndlr OK, je pense que ça peut se faire. Allons-y… Hey, les meufs – et particulièrement les jeunes et jolies Japonaises – qui lisent ça : Issei Sagawa aimerait vous manger. Si vous voulez être assassinées et bouffées par lui, n’hésitez pas à contacter Vice Tokyo, nous vous mettrons en contact.
Êtes-vous intéressé par d’autres trucs que la viande humaine ? Quid des excréments, par exemple ?
Avez-vous un message à faire passer à toutes les nanas de la planète qui lisent ça ?
Qu’est-ce que vous feriez aujourd’hui, si vous n’aviez pas pressé cette gâchette à Paris ?
Je ne suis plus un être humain. Vous gagnez votre vie en ce moment ?
mass media Gokushiteki Bijogenso
 

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