LE CONNARD DE LA SEMAINE : KARL ROVE

Désormais, tout le monde sait que Karl Rove est un connard. Le plus surprenant, c’est que parfois, ce genre de connard notoire ose revenir sur le devant de la scène au moyen de déclarations volontairement « répugnantes », ou plus ridicule, « provocantes. »

L’ancien conseiller du Président des Etats-Unis, ce mec que tout le monde appelait « le cerveau de Bush », est à l’origine d’une chronique hebdomadaire dans le Wall Street Journal. Son dernier article donne une idée du personnage et de sa rhétorique pétée. « Le Président Barack Obama a de fortes chances de perdre les élections de 2012 », affirme Rove. En disant ça comme s’il s’agissait d’une bombe, il est certain de parler comme un sage, voire comme un homme politique respecté de tous.

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Ne le prenez pas mal, mais on se moque de savoir si Rove a raison ou tort. On se fout également des statistiques qui lui permettent d’affirmer ça. Rove n’est pas crédible quand il reproche au président des Etats-Unis de ne pas avoir rempli sa « mission ». Il est aussi très mal placé pour parler de la situation actuelle—c’est notamment à cause du gouvernement précédent, soumis à son arbitraire de merde, qu’on en est là aujourd’hui.

Évidemment, le taux de chômage est alarmant, mais je ne souviens pas que Rove et ses potes débiles aient pris les devants pour éviter le pire. Ces escrocs ont préféré continuer à baiser tout le monde en cachette. Lorsque Rove critique Obama et sa façon de gérer l’économie, on a l’impression qu’il parle de lui-même et qu’il fait nettoyer sa merde par un autre.

Obama a fait des conneries, et je n’essaie surtout pas de prendre position en sa faveur. Tout ceux qui ont cru qu’il allait entrer en fonction et tenir la moitié de ses promesses sont franchement naïfs, voire un peu cons. Tout ce ramassis de politiciens, de sénateurs et d’érudits cyniques prennent un malin plaisir à discréditer le gouvernement qui essaie de faire quelque chose. Ces mecs sont bien pires que le président américain. Certains surnomment Rove « l’Architecte » ; évidemment, c’est pour se foutre de sa gueule. Tout le monde sait qu’il détruit tout sur son passage. On voit de temps en temps sur Fox News sa tête d’œuf de supermarché palabrer sur les erreurs commises par les libéraux et faire l’éloge du parti conservateur. Il se garde bien de faire allusion à la politique de Bush dont il a été le loyal émissaire. Il est pertinemment conscient qu’à cause de lui, les classes moyennes américaines se sont cassées la gueule et qu’elles essaient toujours en vain de remonter à la surface.

Si on jette un bref coup d’œil sur l’ensemble des chroniques de Rove dans le Wall Street Journal, on capte de suite que le journal fait en réalité office de tribune pour discréditer les initiatives des démocrates. Je ne comprends pas pourquoi Obama n’ouvre pas sa gueule à propos de gens comme Rove. À cause de ces mecs, le gouvernement américain est raillé par le reste du monde, ce qui est par ailleurs totalement justifié. Aussi, toutes les preuves les accablent, mais on les laisse tranquille. À l’époque de Bush, Rove a commis de nombreux délits et il a participé à tellement d’escroqueries qu’il serait difficile de rassembler toutes les preuves, et Dieu sait si je n’ai pas l’intention de me charger de cette mission.

Rove a tenté par tous les moyens d’affaiblir la position des Etats-Unis dans le monde pour le bien-être de ses chers collègues « corporate ». Doté d’un pessimisme de petit opportuniste obséquieux, il s’emploie à attaquer sans fondement ses adversaires politiques. Devinez quoi, Karl Rove est le connard de la semaine.

ZACH PONTZ

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