Le pire de While You Were Sleeping

Savez-vous combien de fois j’ai dû expliquer ce qu’était While You Were Sleeping ? Je commence toujours par « OK, vous connaissez le magazine VICE ? » Ensuite, j’explique à mes interlocuteurs en quoi VICE est un bon magazine et pourquoi WYWS était à la fois différent et parfaitement similaire.

Pour être tout à fait honnête, je n’avais jamais entendu parler de VICE quand j’ai lancé WYWS en 1997 dans ma chambre d’ado de Bethesda, dans le Maryland. C’était environ un an avant que je lise VICE pour la première fois. Depuis 1997, beaucoup de choses se sont passées dans ma vie et WYWS est mort et enterré. VICE, pour sa part, défonce toujours autant.

Videos by VICE

WYWS était plus que « cool » à l’époque. Pour être honnête, c’était même hyper bien. C’est pourquoi j’ai décidé de ressusciter WYWS pour la dernière fois sous la forme d’un gros livre relié qui s’intitulera The Worst of While You Were Sleeping. À l’intérieur on retrouvera quelques uns de nos meilleurs articles, du contenu inédit, des notes, des souvenirs de gens qui y ont participé et beaucoup de petites salopes dévêtues.

WYWS nous permettait d’abord, à moi et mes potes, d’écrire sur ce qu’on voulait, et tous les trucs débiles qu’on adorait. On n’était pas obligés d’être cohérents ni même de savoir écrire. On avait juste de bonnes idées. Voici quelques unes de mes pages préférées du magazine, accompagnées d’anecdotes de ce temps reculé où moi aussi j’étais jeune.

FRAT STORIES

Je suis allé au lycée avec Vince, une star du foot US que les filles adoraient. Ses parents le laissaient organiser des fêtes avec de l’alcool partout. Il était incroyable. Il se pointait à la fac et continuait d’être incroyable tout au long de la journée. Il l’est encore aujourd’hui ; il m’a envoyé un message à 7h du mat’ en me demandant de lui conseiller un avocat parce qu’un « enculé de marin » avait « niqué son bateau à moteur ».

L’histoire de l’article est parfaitement vraie. Je tombais toujours sur ce genre de conneries quand j’allais le voir. Vince est devenu un membre très actif de sa fraternité et, au bout de cinq ans, on lui a demandé de partir à cause de ses bizutages excessifs – notamment lorsqu’il a pris la bagnole de sport rutilante d’un nouveau venu pour la crasher à 150km/h. « Pour déconner », selon lui. Ensuite, il est simplement allé le voir en lui disant, « Hey, tu devrais appeler ta compagnie d’assurance ».

ALF

J’avais un poster de ALF dans ma chambre d’étudiant. Je ne sais pas pourquoi je m’en suis débarrassé. ALF était mortel. Il ne faisait que des trucs cool. J’avais un magazine donc pourquoi ne pas sélectionner quelques images de ALF sur le net et laisser Fat Rich écrire un article sur lui ? Ça me semble pertinent, encore aujourd’hui. Ça fait des années que j’entends parler d’un film ALF en préparation. Prions Dieu pour que ce soit vrai. Willie a fini par devenir crackhead ou un tuc du genre. Ne l’oublions pas.

TAMMY, SHILOH & DR. PHIL aka LAS VEGAS PORN CONVENTION

J’ai entendu parler de Tammy, Shiloh et Phil en lisant un article dans le Washington City Paper et j’ai noté que ces entrepreneurs pornographes habitaient assez près de là où j’étais. Je les ai donc contactés et j’ai négocié une interview – putain d’ailleurs, on a dû la reporter plein de fois.

Finalement, je suis allé chez eux un soir. Il y avait un semi-remorque Dream Team garé dans l’allée et j’ai découvert plus tard qu’ils possédaient aussi une entreprise de semi-remorques. À l’intérieur de la baraque, c’était vraiment le bordel. Phil, le réalisateur, producteur et acteur, s’occupait aussi de la distribution de ses films. La montagne d’ordinateurs et d’équipements de tournage qu’il avait emmagasinée chez lui était inconcevable.

Je suis devenu leur pote et je leur ai filé une colonne récurrente dans WYWS. Plus tard, ils ont trouvé que ce serait marrant de m’emmener avec eux au salon AVN du porno afin de les aider à interviewer des pornstars – c’était un projet vidéo sur lequel ils bossaient. Je crois que je n”étais toujours pas majeur. On créchait tous ensemble à l’hôtel dans une chambre avec deux lits doubles. Je dormais dans un lit et les trois loubards dans un autre. Durant la convention, beaucoup de pornstars m’ont fait des dessins que j’ai encore quelque part. Après Vegas, on est allés passer quelques jours à Reno pour interviewer Dennis Hof et les meufs du Moonlight Bunny Ranch. Cette histoire est aussi dans le bouquin !

GARY COLEMAN aka ARNOLD DE « ARNOLD ET WILLY »

J’ai toujours été obsédé par Gary Coleman. Je voulais une interview de lui pour WYWS mais il n’avait pas vraiment d’actualité à cette époque, et c’était d’autant plus dur de lui mettre le grappin dessus. Par miracle, mon amie et collaboratrice Shawna l’a trouvé. J’ai donc entamé une longue relation à distance avec le grand Gary Coleman et j’espère remettre un jour la main sur les mails qu’on s’envoyait à l’époque. Ils étaient hyper salés et… personnels.

Un an plus tard, j’ai eu l’idée – probablement la meilleure idée de toute ma vie – d’emmener Gary Coleman au salon MAGIC avec nous pour nous faire de la pub. Lui pensait qu’on allait à une convention sur les cartes Magic. Quand on est venus le choper à l’aéroport dans une grosse Chevrolet remplie de meufs, Gary a passé le trajet à essayer de leur faire enlever leurs T-shirts. Pendant le salon, Gary a travaillé dur pour promouvoir WYWS. Ces quelques jours passés en sa compagnie sont inoubliables. Je chérirai ces moments pour toujours. Vous avez déjà vu le film de William Dear, Une équipe aux anges ?

J’étais tellement excité à l’idée d’interviewer Gwar. Je me souviens avoir acheté la cassette Hell-O! quand j’étais en sixième et de ne m’en être jamais remis. À présent, j’allais les rencontrer. Je les écoute encore. Sérieux, Gwar défoncent. Je les adore. Matez cette photo que ma mère a prise en ’92 après un de leurs concerts.

PAT THE JERKY JERK

Une fois, tard le soir alors qu’on était en bouclage, on s’est aperçu qu’il nous restait des pages à remplir sur le chemin de fer du numéro à paraître. Trevor Michaels était chez moi en train de se bourrer la gueule et a fini par me dire : « Laisse-moi écrire un truc ». Aujourd’hui, je suis fier de dire que toutes les histoires de la colonne « Pat the Party Jerk » sont réellement arrivées à Trevor. Parfois, on n’a même pas changé le nom des gens.

Celle du dessus était consacrée au fait de draguer des salopes, chose pour laquelle mes amis et moi étions devenus des experts. Elle regroupait un bon nombre de conseils afin de déterminer si ou non une fille était une chaudasse ; vous savez, celles qui traînent des casseroles, genre « votre pote d’un autre bahut a entendu parler d’elle ». Même après WYWS, Trevor a continué à me tuer avec ses articles. Vous pourrez retrouver pas mal d’entre eux dans le bouquin.

Trevor était un type formidable. Il nous manque tous. REP.

PEOPLE’S NAKED SISTERS

En 1994, je me suis mis à vendre des caps dans un shop de bombes. J’avais 16 ans. En 1997, je vendais BEAUCOUP de caps ; genre, des camions de caps. J’ai commencé à insérer des pubs pour mes caps dans WYWS et d’autres magazines de graff. J’ai décidé d’utiliser des nichons et des meufs à moitié à poil pour rendre mes pubs plus attractives. Ce n’était pas très dur de trouver les photos – sur toutes les pubs, il y avait une ligne qui disait « PHOTOS DE FILLES À POIL = CAPS GRATOS »

Du coup, chaque jour, on m’envoyait de nouvelles photos de filles nues de toutes sortes. Bien sûr, plus elles étaient choquantes mieux c’était et plus j’envoyais de caps gratuits à celui qui me les filait. Mention spéciale à celui ou celle qui m’a envoyé les photos de ces meufs dans une clinique pour anorexiques à côté d’un arbre de Noël et d’un type à poil qui s’était enroulé une guirlande autour de la bite.

Qu’est-ce que j’allais faire avec toutes ces images ? En publier le plus possible, évidemment ! La colonne « People’s Naked Sisters » était née. C’était une sorte d’idée de génie – presque aussi bonne que Gary Coleman. Ouais, encore aujourd’hui j’ai toutes les photos originales dans mon armoire.

ESPACES DE STOCKAGE

Je ne regarde pas beaucoup d’émissions de télé réalité (même si ouais, je regarde la télévision énormément) mais je tombe souvent sur ces émissions de vente aux enchères d’espace de stockage. On a fait cet article avant America’s Got Talent et toute cette merde. On a eu tellement de trucs mortels pour genre, 60$. Par exemple, du ketchup ou des condiments périmés depuis 200 ans. Et un ordinateur portable qui datait de 1955.

VANILLA ICE

Sérieux, j’ai maté le film Cool As Ice des centaines de fois. C’est trop bien. Vous l’avez vu ?

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