Aurore boréale



À première vue, le sujet de prédilection de la photographe Eva-Marie Rødbro, c’est la misère. À peine rentrée d’une mission sur la prostitution chez les adolescentes en République tchèque, elle est retournée à son Danemark natal, impatiente d’enquêter sur les terres de la dernière colonie danoise, le Groenland, à propos d’une vague de suicides qui plombe les adolescents inuit (un problème que nous avons déjà évoqué dans notre numéro à fendre le cœur de février, intitulé « Horreurs boréales »). Peu après avoir mis les pieds sur les sols glacés des deux villes principales, Aasiaat au nord et Nuuk la capitale, au sud, Eva-Marie a été assaillie par des hordes de gamins eskimo archi-super intenses, non pas dans leur désespoir mais dans leur amour de la vie, leur envie de faire la fête, de se prendre dans les bras les uns et les autres, d’échanger des high five, de se rouler des pelles, de danser… Et plus généralement de se bouger le cul quand il le faut. Au Groenland, c’est get busy living or get busy dying. Soit vous vous tuez en vous perdant sur la mer gelée de l’oubli, soit vous occupez chaque heure de votre vie à faire les cons avec vos meilleurs potes. Il n’y a pas d’entre-deux. Qu’est-ce que vous préférez ?




















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