Music

Puff Daddy et la malédiction de Bad Boy Records

​​​​​​La semaine dernière, Puff Daddy recevait un diplôme honorifique de l’Université d’Howard alors qu’il n’a même pas passé les examens pour l’obtenir. Lors de la cérémonie, Diddy vêtu d’une toge a déclaré, l’air nostalgique : « C’est si bon d’être à la maison » alors qu’il avait arrêté son cursus au bout de deux ans… Son sourire triomphal était super malsain, et ça m’a rappelé à quel point Puff Daddy et son jumeau maléfique s’en tiraient toujours. Vous n’en avez sûrement rien à carrer, mais toute cette mascarade reflète tout le paradoxe entourant Diddy : il est constamment encensé, même quand il fait les choses à moitié.

J’avoue qu’il faut vraiment être un vieux con aigri pour ne pas aimer Diddy mais ce n’est pas le sujet ici. Il s’agit de savoir si Diddy est réellement le magnat du rap qu’il prétend être. Avec son côté hustler flamboyant de Harlem, sachant d’où il vient, l’existence même de Diddy est éminemment politique et rien que pour ça, il est déjà une légende. Pourtant, Diddy, en bien des aspects, est le nouveau Gatsby le Magnifique, son opulence ne parvient pas à masquer ses forces contraires : la création et le chaos. Ok, il a bâti un empire et une usine à hits, comme Gatbsy, mais toutes les personnes qui ont pu graviter autour de lui ont mal fini. Si la galaxie était un tas d’embrouilles et d’histoires glauques, Diddy en serait sans aucun doute le soleil.

Ouais, Bad Boy Records, l’œuvre majeure de Sean Combs est un putain de cimetière, un palace en ruines, une antre aux milles disques de platines où résonnent des tas d’histoires de destins brisés. Finalement, Death Row aurait peut être mieux collé à Bad Boy, et vice-versa.


CRAIG MACK


À moins d’être né après l’ère du handamania, ou tout simplement de NE jamais avoir écouté de rap de sa vie, vous avez forcément déjà entendu «
Flava In You Ear (Remix) », un des premiers titres sortis sur Bad Boy Records. Diddy avait eu l’ingénieuse idée d’inviter les meilleurs rappeurs du jeu sur le morceau de Craig Mack : LL Cool J, Busta Rhymes, Rampage et Biggie Smalls. Une erreur fatale puisqu’elle a définitivement tué la carrière de Craig Mack, qui lâche à la fin de son couplet le prémonitoire : « You won ‘t be around next year / My rap’s too severe kicking mad flava in ya ear ».

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SHYNE

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Bad Boyz
MA$E
Children Of The Corn’ Welcome Back No Way Out LOON
thug lovin. THE LOX
Honey It’s all about the Benjamins Money, Power, Respect Blood Pressure choses pratiques You want some water ? Go figure. Christelle pousse le à son maximum. Elle est sur Twitter – @crystallmess
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