Video game killed the radio star



GTA: THE LOST & DAMNED
Éditeur : Rockstar
Plate-forme : Xbox 360


OK, il n’y a pas de sorties entre Noël et Pâques. Je ne sais pas pourquoi et tout le monde s’en fout mais il faut que je justifie ma chronique GTA: The Lost & Damned, parce qu’il y a quelques mois on a déjà chroniqué GTA IV et que « The Lost & Damned » n’est qu’un add-on, exclusivement téléchargeable, qui plus est, sur XBOX 360. Toutes les raisons me poussent à ne pas l’évoquer, et pourtant, je vais tout de même arriver à vous convaincre à grands coups d’arguments super fallacieux, parce que bien que ce ne soit qu’un add-on, « The Lost & Damned », c’est le seul GTA à la hauteur de la réputation du jeu.

D’abord, si ç’avait été un numéro pour les filles, j’aurais pu chroniquer le pas mauvais mais pas récent Mirror’s Edge, une expérience intéressante. Mais ce n’est pas le cas, donc il a fallu que je trouve autre chose. Ensuite, la chronique de GTA IV d’il y a quelques mois était issue du numéro anglais, donc j’ai pas pu vraiment m’exprimer à propos du phénomène et ça m’a frustré parce que je n’étais pas aussi dithyrambique que tout le monde sur le jeu. GTA reste assez cool dans le fond, mais la réalisation n’est jamais au rendez-vous et j’ai d’autres problèmes avec la série. Il se trouve que le « IV » était de très loin le meilleur, mais il n’en demeurait pas moins un jeu imparfait. Le problème que j’ai aujourd’hui, c’est que contrairement à GTA IV, j’ai rien à redire sur « The Lost & Damned », pour la simple raison que même s’il reste boiteux techniquement, le jeu s’adresse enfin à moi.

Une des raisons pour lesquelles je n’accroche pas à GTA depuis le « III », c’est la pauvre pose gangster. « San Andreas » a sûrement plu à Cuizinier, mais moi ça me saoule tous ces kids blancs qui se la pètent nigga et qui ont trouvé le jeu mortel parce qu’après s’être pris pour un Toni Montana italien, ils pouvaient arpenter les rues de Compton dont ils n’étaient pas du tout straight outta. Et le jeu était vraiment dégueulasse malgré les belles lumières. Les véhicules physiquement ineptes, le déplacement des personnages aussi. Pour un jeu survendu, ça frisait l’escroquerie, mais ça tout le monde s’en fout. Autant dire à une bande de cons que Le Parrain n’est pas du tout le meilleur film du monde. Ils se moqueront de toi à la manière d’une coalition de faibles. Le héros de GTA IV était marrant avec sa posture de victime serbe, mais ça restait un clin d’œil à une mafia eurodance hyper tendance. Or je suis peut-être protestant, mais mêler tendance et mafia, je trouve que c’est un argument de vente miteux.

Dans « The Lost & Damned », on revient aux racines de la violence : on joue un putain de Hell’s Angel. Et depuis le festival d’Altamont qui a mis fin au règne des hippies, les Hell’s font partie de mes héros. Johnny Klebitz est blanc, il est feuj, ses amis sont probablement bien racistes, il cogne des meufs, il nique le monde. Le gang n’est pas du tout aimable, mais au moins ils écoutent Lynyrd Skynyrd et ils s’en branlent de passer dans Vice ou de plaire à un groupe de hip hop de seconde zone. Ils sont simplement la VÉRITÉ, la sincérité crue et sauvage de l’homme libre et authentique. Et ÇA, c’est pas grand-chose, mais ça change complètement la perception qu’on peut avoir d’un jeu qui jusque-là essayait de plaire à un public de demeurés. Il est écrit comme un bon spin-off qui se met au fur et à mesure à marcher sur les plates-bandes de GTA IV en faisant intervenir des personnages croisés plus tôt, dans une bonne ambiance rock/bière/prison. « The Lost & Damned » ne révolutionne pas GTA, mais il m’a fait kiffer. Fallait que je le dise, parce que c’était pas gagné.

AL BATARD




PIKMIN
Éditeur : Nintendo
Plate-forme : Wii


Un pote m’avait refilé Pikmin à l’époque de la Gamecube, et c’était bien la première fois qu’un jeu de stratégie m’avait franchement plu. Avec ce deuxième volume sur Wii, c’est pas la révolution, le scénario change pas, mais le gameplay est quand même plus agréable et fastoche qu’à l’époque. Former des armées de Pikmins – ces petites choses rouges, jaunes ou bleues, mi-animales mi-végétales – pour aider notre héros-insecte extraterrestre Olimar à retrouver les pièces de son vaisseau est presque une mission aussi digne qu’aller aider mémé à arroser le jardin. Pour renforcer son armée, il suffit d’envoyer des Pikmins ramasser des fleurs et des palets et, comme des grands, ils les ramènent à leur « oignon » qui les retransforme immédiatement en plantes-Pikmins prêtes à être arrachées. C’est plutôt simplet dans le genre mais il faut tout de même être prévoyant quand on part à la recherche des pièces de la carlingue. Car il n’est pas toujours aisé de ne pas faire de conneries en noyant quelques Pikmins rouges ou jaunes, ou pire, en les envoyant au charbon contre les grosses coccinelles qui les mangent sans vergogne. Voir les âmes de ses copains s’envoler, ça fait mal au cœur, vous savez. Surtout quand ils ont des jolies petites fleurs sur la tête. Est-ce qu’il n’y aurait plus de guerre si on envoyait des Pikmins fleuris au lieu de bons gros scuds sur des innocents ? J’aime à penser que ce serait plus joli, en tout cas. Que la guerre ne se résume simplement qu’à la chaîne alimentaire, que les âmes envolées se réincarnent à la manière d’une petite graine mignonnette et qu’il n’y ait plus jamais des méchants. Quoi je suis niaise ? Non mais il m’a rien fait ce joint, je te jure. Juste, j’aime bien Pikmin.

EMMA1212

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